Le SF28 démontre sa polyvalence en éclaircie

« Suite à des tests poussés fin 2016 nous avons effectué d’ultimes réglages de précision afin que notre porteur SF28 puisse exprimer ses performances maximales. Cette année, le SF28 peut donc entamer sa carrière commerciale en toute sérénité. Alors que les premières commandes ont déjà été enregistrées, certains de nos clients expriment le souhait de l’essayer. C’est le cas de Jura Forêt dans le Haut-Doubs, qui a pu tester une semaine entière ses aptitudes en éclaircie dans une sapinière. »

L’épreuve de la maniabilité

Le SF28 tient-il toutes ses promesses? Le mieux était de le demander à Frédéric Roussillon, pilote de porteur chez Jura Forêt depuis 10 ans. Il y travaille sur un Sogedep SF25.2 depuis bientôt 5 ans et, à ce titre, est bien placé pour juger de l’évolution occasionnée par ce changement de génération. Pour évaluer au mieux notre nouvelle machine, Philippe Dubrez, cogérant de l’exploitation, a décidé de mener ces essais sur un chantier représentatif de son activité: une éclaircie sélective dans une parcelle d’épicéas et de sapins, avec deux produits à la clef, du bois de trituration et des billons destinés à une scierie locale. Un exercice assez classique en soi, mais qui demande un engin très maniable, afin d’effectuer un travail soigné et respectueux des arbres d’avenir laissés en place.

Un couple généreux

Les bénéfices apportés par la nouvelle motorisation et l’optimisation de la transmission n’ont pas laissé Frédéric indifférent. L’augmentation du couple de 991 Nm à 1.257 Nm à 1.400 trs/min, soit un gain de près de 30% offert par le moteur Perkins 6 cylindres de 278 ch, n’est pas passé inaperçue! S’il a estimé la conduite beaucoup plus souple, Frédéric a par ailleurs été bluffé par la rapidité du SF28 en déplacement. Spécialement en charge, où les 22 tonnes de force aux roues apportent la ressource adéquate pour maintenir une vitesse élevée. Un atout essentiel pour augmenter sa productivité en réduisant la durée des cycles de débardage.

La maniabilité au rendez-vous

A réception du SF28, Frédéric était pourtant un peu sceptique. Par rapport au SF25.2 qu’il maîtrise à la perfection, le gabarit légèrement supérieur du nouveau porteur lui paraissait constituer un handicap. A la fin de sa semaine d’essais privés, il nous a semblé nettement rassuré.
Malgré la longueur augmentée de 20 cm, pour lui, le SF28 est tout aussi maniable que son prédécesseur, bénéficiant d’un angle de braquage à l’articulation centrale passé de 45° à 48°. Tout juste privilégierait-il une monte en pneus de 600 à celle en 710 pour ramener la largeur à 2.66m, et être plus à l’aise dans les cloisonnements étroits. Une possibilité que nous proposons d’ailleurs en option.

Une maintenance aisée

En pilote expérimenté, Frédéric le sait bien, une journée de travail type comprend des temps improductifs, notamment les diverses opérations routinières  de contrôle et d’entretien. En la matière, le jeune pilote est épaté par les progrès réalisés: « Sous le capot, les composants sont plus aérés et sous la cabine les pompes sont faciles d’accès », remarque-t-il avant de conclure « Les modifications que l’on  attendait on été faites! »
Au prix d’un sacré challenge, avec l’augmentation de volume du moteur Tier 4! Nous avons d’ailleurs, par rapport au premier prototype, revu la forme du capot en le faisant légèrement plonger vers l’avant, améliorant ainsi davantage la visibilité tout en obtenant une esthétique plus chaleureuse.

Un confort inédit

Dans le Jura, Frédéric rencontre principalement des terrains durs, pierreux et en pente. Des conditions qui lui ont fait apprécier le confort de la nouvelle cabine Sogedep. La suspension hydro-active dont elle bénéficie, ainsi que les nombreux réglages du siège haut de gamme, changent radicalement la donne.
On le sent en fin de journée », s’enthousiasme le pilote au bout de sa semaine d’essais. Des conditions qui, tout en améliorant les conditions de travail, réduisent la fatigue et permettent de maintenir la performance de l’opérateur tout au long de la journée. Bref, « une cabine au top », comme la qualifie Frédéric en toute simplicité.